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SES HABITANTS DANS L’HISTOIRE

Pierre Houel est donc un notable, propriétaire également des « maisons Corneille » de Rouen rue de la Pie et de la maison des Champs à Petit-Couronne. Son neveu Antoine fut nommé par le prince d’Yvetot curé de Sainte-Marie-des-Champs.

La propriété restera dans la famille par les femmes sous 3 noms différents : Houel de Valleville, Isnel de Combles puis de la Barre de Nanteuil. Le manoir sera loué en fermage jusque 1879.

Auparavant, pendant la Révolution française, le droit d’aînesse ayant été supprimé, un enfant adultérin fait valoir ses droits ; le manoir échappe à la confiscation alors que ses cousins officiers dans l’armée royale sont en fuite. Il est toutefois réquisitionné sous la Terreur, on manque de prisons ; y sont incarcérés entre autres : des prêtres réfractaires, le maire de la Frenaye, et des bolbécais dénoncés comme suspects de complicité royaliste.

Le traité de libre échange franco-anglais de 1860 provoque une grave crise du tissage, activité économique dominante alors dans le Pays de Caux, les métiers situés dans les fermettes ne sont plus compétitifs, l’industrie textile du plateau cauchois périclite, les villages se vident et les loyers baissent ; alors que ses bâtiments vieillissent, le manoir quitte la noblesse et est vendu en 1879 à un huissier avant que la ville d’Yvetot l’acquière en 1989 et fasse classer le logis Monument Historique, inscrire les bâtiments à l’inventaire et protège les talus plantés dans le P.O.S. de la ville. Ce classement en Monument Historique instaure un périmètre de protection de 500 m de rayon autour du logis